La libéralisation du secteur de l'énergie, comme dans tous les autres secteurs, relève de l'idéologie néolibérale
Les privatisations seraient, par principe, toujours plus efficaces que l'entreprise d'Etat
Aucune preuve n'a jamais été donnée que la libéralisation des marchés financiers stimulerait la croissance économique. C'est exactement l'inverse qui s'est produit.
Presque tous les services publics constituent ce que les économistes appellent des « monopoles naturels. Les monopoles naturels nécessitent également l'investissement de grosses mises de fonds au début, comme les rails de chemins de fer, les lignes à haute tension, les tunnels de train et de métro, les réseaux de gaz, d'égouts, d'eau, de fils téléphoniques.
Dans tous ces domaines, une véritable concurrence n'est pas possible, sauf à multiplier les lignes à haute tension, les réseaux d'égouts et les rails de chemin de fer par le nombre de concurrents. C'est pourquoi les monopoles publics étaient et restent la solution optimale évidente. Ce qui n'empêche pas des formes de gestion décentralisées.
. En France, les privatisations engagées depuis 1986 ont servi d'instrument de . Les recettes considérables qui en ont été obtenues n'ont servi qu'à pallier le manque de recettes fiscales provoquées par le chômage de masse et à la recapitalisation d'entreprises publiques pour les préparer à la privatisation. Édouard Balladur a ainsi collecté 130 milliards de francs alors que Lionel Jospin en collectait 120.
Aux Etats-Unis 18 Etats ont déréglementé l'électricité pour les ménages. Cette politique a été présentée comme une aubaine pour les consommateurs, un moyen de secouer le monopole des services publics et de baisser fortement les prix pour les ménages.
L'étude du Wall Street Journal considère que la « stimulation » de la concurrence s'est révélée plus difficile que les Etats ne l'attendaient
La journaliste a étudié cinq Etats : Michigan, Ohio, New York, Pennsylvanie, Californie pour observer combien d'entreprises fournissaient de l'électricité et quels étaient leurs prix. Elle voulait aussi évaluer la qualité des sites Internet publics des Etats en question qui servent à aider les ménages à choisir entre les différents fournisseurs en compétition.
L'Arizona et le Montana, au lieu de poursuivre plus avant dans la déréglementation, sont en train de battre en retraite. Dans le Montana l'Etat impose même désormais que les ménages achètent l'électricité à un service public.
En c'est également le cas, dont le secteur de l'électricité est encore en train de récupérer après la faillite de l'année 2000 quand les prix avaient monté en flèche au moment de l'affaire Enron.
Dans le Michigan aucune entreprise d'électricité ne s'est fait connaître pour fournir des services aux ménages par crainte de ne pouvoir revendre l'électricité en réalisant un profit.
Hein !